Funky Veggie, futur chef de la foodtech

Publié par Christelle Magaud le - mis à jour à
Funky Veggie, futur chef de la foodtech

D'Instagram au supermarché, il n'y a qu'un pas, vite franchi par Funky Veggie. Depuis ses débuts en 2016, la start-up commercialise des en-cas 100% naturels tout en se nourrissant des retours de sa communauté Instagram pour faire évoluer son offre dans les rayons de la grande distribution.

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Veggie rime avec funky! C'est le leitmotiv d'une jeune pousse qui s'est lancée dans la commercialisation d'en-cas végétaux 100% naturels. Un concept tendance: selon l'Institut Kantar et BVA, 62% des français veulent donner du sens à leur consommation. Les hut collaborateurs de Funky Veggie développent leur business en collaboration avec leur communauté Instagram. "C'est le digital qui constitue notre plus gros canal d'acquisition, affirme Camille Azoulai, cofondatrice de l'entreprise avec Adrien Decastille. Nous comptons plus de 44 000 followers sur Instagram." Soit plus que la communauté de Michel & Augustin...

Ses produits phares? La Boule et Coeur de Boule, des snacks à base de dattes et de noix mixées. "L'histoire de Funky Veggie a démarré lorsque j'étais encore étudiante, se souvient Camille Azoulai. J'avais du mal à m'alimenter sainement pour pas cher. Puis, lorsque je suis partie en Chine, j'ai compris sur place que le premier médicament était l'alimentation. De là est née l'idée de démocratiser le manger sain avec la création de la société Funky Veggie en juin 2016 et du e-shop l'année d'après."

Un décollage dû à Instagram

La jeune pousse a été incubée deux ans: d'abord au sein de Sciences Po, puis de Station F. Une période qui lui a permis de se constituer un bon réseau et de se faire connaître, notamment en participant à plusieurs concours. La start-up remporte neuf concours en un an. De quoi la faire briller auprès des investisseurs. Elle procède à une levée de fond dès 2018. Le bouche à oreille digital fait son effet: la notoriété de la marque sur Instagram suffit à faire décoller le site marchand: "25% de nos clients sur l'e-shop viennent de la communauté Instagram", annonce-t-elle.

Mais la distribution par Internet reste malgré tout confidentielle: l'idée est de l'étendre un maximum, ce qui pousse la start-up à s'allier à la grande-distribution. "C'est la seule manière de mettre nos snacks à portée de tous, admet Camille Azoulai. Aujourd'hui, plus de 1000 magasins, essentiellement des points de ventes de proximité, distribuent nos produits. Franprix est le premier à s'être engagé, suivi par Auchan, Monoprix et, au mois de mai, ce sont Intermarché et Carrefour qui se rajouteront à la liste." L'intérêt pour ces enseignes est double: non seulement, elles ont là l'opportunité de répondre à la demande de consommateurs toujours plus exigeants, en quête de produits sains et transparents. Mais aussi, via la communauté de Funky Veggie, elles disposent de remontées sur les attentes des consommateurs, ce qui les aide à renouveler leurs rayons et à moderniser leur offre.

Chaque mois, 30000 produis sont vendus. À date, Funky Veggie propose cinq références, une offre qui s'enrichira de trois nouveautés dès le mois d'avril. Là encore, Funky Veggie a recours au digital pour faire sa publicité. Sa dernière innovation, un produit salé d'apéritif sera lancé avec une web vidéo et un large dispositif de communication sur les réseaux sociaux. "Nous investissons entre 5 et 10% de notre chiffre d'affaires pour augmenter notre gamme mais aussi pour la passer entièrement en bio courant de cette année", ajoute Camille Azoulai.

Tous les produits actuels sont fabriqués en France, dans la Drôme et conditionnés à Bagneux, par des travailleurs handicapés réunis en Esat. Car "végé" rime aussi avec responsabilité.


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Martine Fuxa,<br/>rédactrice en chef Martine Fuxa,
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