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Méthodologie

La boîte à outils de la Gestion du temps
Chapitre II : S'organiser avec les leviers d'efficacité

Fiche 04 : Le levier du choix

  • Retrouvez 10 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 30 nov. 2017
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La boîte à outils de la Gestion du temps

8 chapitres / 70 fiches

Considérer la non-décision comme un choix parmi d'autres


En résumé

Nous avons tous fait l'expérience du soulagement ressenti après une prise de décision difficile. Une décision en suspens pèse sur notre charge mentale (ça nous " prend la tête ", au sens propre !). Elle fatigue et nous rend moins disponible pour le reste de nos activités. Elle prend du temps puisque nous y revenons sans cesse et bloque toutes les actions qui en découlent.

Or, souvent nous ne décidons pas parce que nous avons peur de l'échec. Choisir A ou B, c'est risquer de se tromper. L'option C nous aide à prendre des décisions en mettant aussi dans la balance les risques à ne pas décider.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

L'indécision prend du temps, consomme de l'énergie, et peut présenter des risques réels. Au contraire, décider permet d'avancer vers nos objectifs.

Contexte

Cet outil s'applique aussi bien aux décisions opérationnelles qu'aux décisions concernant la gestion de notre temps : faire ou ne pas faire une tâche, clore ou pas un dossier, décider de donner la priorité à telle ou telle action.

Comment l'utiliser ?

Étapes

> Posez l'équation... complète !

  • Clarifiez vos options. Pour les décisions binaires (faire/ne pas faire), clarifiez en positif l'option ne pas faire : pour faire quoi à la place ?
  • Pour chaque option A et B, listez les avantages et les inconvénients ou risques.
  • Ajoutez l'option C : ne pas décider, qui n'est pas pareil que décider de ne pas faire. La décision reste en suspens. Quels sont les avantages, les inconvénients ou risques ?

> Écoutez votre ressenti pour prendre une décision " juste ".

  • Imaginez tour à tour que vous prenez chacune des 3 options A, B, puis C, et écoutez vos émotions. Quelle décision " sentez-vous " le mieux ?
  • S'il subsiste un doute, faites le même exercice en imaginant dans les 3 cas que " ça se passe mal " : lequel des 3 scénarios êtes-vous prêt à assumer ?

> Décidez en positif. Pour agir, notre cerveau a besoin de se représenter une situation concrète.

  • Plutôt que de cesser de travailler, décidez de vous reposer ; plutôt que de cesser de perfectionner ce dossier, décidez de le clore pour passer à autre chose.
  • Plutôt que de ne pas décider, décidez de reporter la décision à telle date, et définissez le plan d'action qui vous permettra d'avancer dans votre processus de décision (outil 14) : obtenir des informations, trouver d'autres solutions, consulter d'autres personnes, etc.

> Facilitez vos prises de décision futures.

  • Prenez le temps de savourer vos émotions : joie, fierté, soulagement, etc.
  • Sentez votre esprit se libérer, la fatigue se dissiper.

Méthodologie et conseils

> On trouve parmi les inconvénients de l'option C (ne pas décider) :

  • Des risques opérationnels (laisser s'aggraver un problème non résolu).
  • Des risques relationnels (la personne se sent mise de côté, oubliée, trahie, etc.).
  • Des risques personnels (charge mentale, perte de temps, inefficacité, stress).

Donnez-vous le droit à l'erreur.

  • Relativisez les enjeux d'une erreur de décision (outil 35).
  • Agissez même si la solution n'est pas parfaite, vous ajusterez grâce à l'expérience.

Avantages

  • La décision libère l'esprit et notre créativité.
  • Décider et agir permet de capitaliser sur une expérience concrète qui rend plus pertinents nos choix ultérieurs.
  • Le choix permet de bien vivre le temps sans subir les événements.

Précautions à prendre

  • Toute décision implique d'en assumer les conséquences : cette pensée peut bloquer la décision ! Osez agir, nous apprenons aussi de nos échecs.
  • Choisir est irréversible... Mais faire de nouveaux choix est toujours possible ! Autorisez-vous à réviser vos décisions.

Pascale Bélorgey